Tribulations d'une maman comme les autres... ou pas !
D’abord il y a eu la poussette…
C’est ainsi que commença la colonisation de cette "pièce sans nom".
La poussette regardait de travers les derniers cartons résistants à l’invasion.
Sur ses quatre roues motrices, avec, autours d’elle, une cour d’accessoires, elle trônait fièrement au milieu de ce qui allait devenir la chambre de "notre tout petit".
"La team des colons" prit une nouvelle dimension et tout s’accéléra avec l’arrivée de "Tika" et "Papô", à la maison.
Raisonnablement, ils ont d’abord fait un rapide état de la situation.
Quelques heures plus tard, un plan "d’attaque" s’établissait sur le balcon, à l’abri des regards.
Notre "Nenette" nationale montait la garde, autant dire que les quelques cartons restants n’en menaient pas large.
Le matin, je suis partie travailler sereine, en laissant "La 8ème Compagnie" à la maison.
De retour, le soir, je suis entrée dans un appartement partagé…
Papô fumait paisiblement son cigare sur le balcon, Tika tricotait sur le fauteuil en discutant avec So. qui s’affairait en cuisine.
Du côté des cartons qui, ce matin encore, résistaient avec assurance, et revendiquait haut et fort leur droit d’occuper la "pièce sans nom", l’ambiance était toute autre…
Vidés et pliés par la mère et la fille, ils gisaient sur le sol du couloir.
J’avançais prudemment au milieu de ce champ de bataille jusqu’à atteindre "l’objet de toutes les convoitises".
Il restait bien encore deux trois cartons tapis dans un coin de "la salle sans nom" mais ils étaient fortement affaiblis et j’étais invitée à leur porter le coups qui leur serait fatale en triant expressément leur contenu.
Papô avait monté le lit à barreaux, préalablement peint avec soin et "Ernest" s’y reposait en câlinant "Doudou".
Depuis, j’ai trié et donc achevé les cartons rescapés de la première bataille ; deux appliques scarabées s’agrippent au mur ; avec mon Adorée, nous avons peint et monté la commode à langer ; les layettes que nous avons tricotées avec "Suzanne" et "Tika" attendent sagement leur tours de machine à laver et nous avons acheté, non sans émotion, les premiers pyjamas et bodys taille naissance.
En rentrant un soir de "ma petite entreprise" je n’ai pas pu retenir mes larmes d’émotion devant le succulent spectacle qui s’offrait à moi :
Sur l’étendoir accordéon séchait une ribambelle de "linges rikikis".
"La pièce sans nom" est officiellement devenue "La pièce de Titi", "la chambre de mon fils".
Photo:
Copyright Maman moi aussi.
"En attendant Godo..."