Tribulations d'une maman comme les autres... ou pas !
Nous avons So. et moi, une relation fusionnelle avec nos parents respectifs.
Ils sont même, globalement, nos premiers confidents. C’est donc tout naturellement que nous leur avons fait part de notre désire d’enfant dès que celui-ci s’est fait sentir.
Puis chacune à notre rythme, nous avons parlé avec eux du long parcours qui nous attendait, prenant bien soin de les sensibiliser aux diverses difficultés de celui-ci.
Nous souhaitions d’une part qu’ils partagent avec nous, au plus près, notre futur bonheur et ce dès ses prémisses mais je crois surtout que nous cherchions à nous sécuriser pour tenter de vivre au mieux les différentes étapes de la PMA et de ne pas souffrir outre mesure à chaque nouvel obstacle.
Nos parents nous ont beaucoup soutenues. Ils ont su nous rassurer même s’ils le faisaient parfois très maladroitement.
Puis il y a eu ce grand jour… Le jour de la délivrance.
Ce jour où nous leur avons annoncé que "notre tout petit" était en route.
Bientôt 2 mois que So. couve "mon Titi" alors la question de partager ce bonheur avec d’avantage de nos proches commence à se poser sérieusement.
A qui le dire ?
Qui devra attendre pour partager cette grande nouvelle ?
Si ces questions ne nous pose aucun problème avec So., elles ont, l’air de rien, remuées, il y a peu, de vieilles rancoeurs…
Si j’annonce à A que nous attendons notre premier enfant sans en informer B, cela risque de vexer ce dernier lorsqu’il apprendra qu’il n’était pas dans la confidence…
Si A le sait, il aura certainement envie de partager cela avec B ou C, de se réjouir avec eux…
Mais si B et C n’ont pas reçu l’information suprême, A se sent frustré.
Alors il faut peut-être le dire aussi à B et C pour facilité la tache de A et lui permettre de vraiment se réjouir de cette nouvelle.
Mais si B et C sont au courant et qu’ils désirent fêter cela avec D et E auxquels nous ne disons rien ?
C’est le chien qui se mord la queue !
On arrive un beau matin avec la meilleure nouvelle de notre vie, LA victoire d’une terrible année de combat, on annonce le scoot les yeux plein de larmes tant l’émotion est grande, on rit, on se réjouit… Puis un jour, au détour d’une conversation, on se mange le pic de la brochette en pleine tête parce que B n’est pas au courant et que "C’est pas gentil parce que c’est toujours le dernier prévenu".
Mais ôtez-moi d’un doute… B serait-il à l’origine de ce « tout petit d’amour » qui pousse dans le joli ventre tout chaud et tout rond de mon Adorée ?
NON…
Pourtant B le sait maintenant parce que du haut de mes 34 ans je ne sais toujours pas désobéir à ma maman et que je ne supporte pas l’idée qu’elle puisse souffrir même un tout petit peu rikiki à cause de moi…
Cela étant B a ingéré cette superbe nouvelle comme une vieille chips à l’apéro. Un bébé c’est merveilleux c’est vrai… Mais tellement moins important que ce qui tourne autours du nombril de ce monsieur.
Comment peut-on rester si indifférent à ce que vit sa grande soeur ?
Comment peut-on être si différents en sortant pourtant d'un seul et même ventre ?
Je voudrais tellement proposer à « notre tout petit » un climat paisible et serein où il fait bon grandir pour vivre…
Photo:
Copyright Maman moi aussi.
"Toute petite."